Ses origines, selon les historiens, remontent à la période
gallo-romaine. Des objets tels qu'une épée gauloise, des monnaies, une statuette témoignent de l'occupation du territoire par les Celtes et les Romains.
C'est à cette époque extrêmement reculée que l'existence d'un port est confirmée par la découverte de boucles de fer destinées à retenir les navires au moyen de câbles. Considérant que le port se situe sur les limites du pays des Curiosolites (capitale : Corseul), ces vainqueurs des Gaules l'auraient appelé "Fines", mot latin signifiant confins, frontières, limites. Plus tard, le nom de la commune devient "Ad Finiac" puis
Yffiniac.
La tradition orale traduit Yffiniac par "
ici
finit l'eau" ; "hic finit aquam"
en latin, certainement parce que la localité
est implantée au fond d'une baie où se
rejoignent deux cours d'eau, le Camoy et l'Urne.A propos
de ce dernier, M. Habasque, historien, écrit
"… le peuple prétend aussi que la
rivière d'Urne doit s'appeler la rivière
d'Ac et qu'Yffiniac doit se traduire ainsi : ici finit
l'Ac".
Yffiniac, paroisse attachée au comté de Rennes en 980, dépend de l'évêché de Saint-Brieuc dès 1432. Elle élit sa première municipalité début 1790 et devient le chef-lieu d'un canton jusqu'au 27 octobre 1801.
Sous le Consulat, un arrêté donna à la commune le nom d'Issiniac, mais cette erreur fut rectifiée par un second arrêté le 14 février 1802 et détermina le nom d'Iffiniac. Toutefois, lors du 1er Empire, le "Y" devint l'orthographe officielle.
Rue du Général de Gaulle - vers 1950